Par Eurasia Business News – le 31 décembre 2020

L’accord de principe de l’UE et de la Chine devrait favoriser un commerce équilibré et offrir des opportunités de lutte contre le travail forcé et de protection conjointe du climat, a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.

Vue sur un cargo transportant des conteneurs à travers un terminal portuaire – Crédits photo : Pexels.

L’Union européenne et la République populaire de Chine viennent de s’accorder sur les principaux points d’un accord global de coopération en matière d’investissements, qui ambitionne de garantir une concurrence loyale sur les marchés européen et chinois. 

Aujourd’hui, nous avons achevé les négociations avec la Chine sur les principales dispositions” de l’accord d’investissement, a déclaré mercredi 30 décembre la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. 

L’ancienne ministre allemande de la Défense a noté que l’Union européenne, qui possède le “plus grand marché ouvert du monde“, est prête à coopérer dans le domaine du commerce et des investissements avec la République populaire de Chine, mais insiste sur des conditions de concurrence équitables, le principe de réciprocité et le respect de ses valeurs. 

À son tour, le président du conseil européen Charles Michel a annoncé sur Twitter : “L’UE reste attachée à une coopération internationale basée sur des règles. Nous nous félicitons de l’accord politique conclu dans les négociations d’investissement.

L’accord entre l’UE et la République populaire de Chine devrait contribuer à des opportunités commerciales plus équilibrées, a déclaré le chef de la Commission européenne à l’issue d’une vidéoconférence avec les dirigeants chinois.

Les dirigeants de l’UE ont eu un débat stratégique sur la Chine lors du Conseil européen d’octobre, qui a été préparé par une consultation approfondie entre gouvernements des Etats membres. Les semaines à venir montreront si les négociations peuvent répondre aux attentes de l’Union européenne.

Transparence des subventions, lutte contre le travail forcé et protection du climat

Dans le même temps, l’accord de principe implique une plus grande transparence dans le domaine des subventions gouvernementales aux entreprises chinoises et la fin du transfert forcé de technologies et d’autres pratiques controversées de la République populaire de Chine , a ajouté la présidente Von der Leyen. 

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En outre, ce traité global devrait offrir à l’Union européenne la possibilité de lutter contre la pratique de travail forcé, de prendre des mesures conjointes pour protéger le climat et de promouvoir une coopération internationale fondée sur des règles communes, a déclaré le chef de la Commission européenne.

L’accord prévoit que la Chine « s’engage (…) à œuvrer à la ratification des conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail (OIT), y compris celles [prohibant] le travail forcé », précise le communiqué européen.

Outre Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Charles Michel, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron, ainsi que le président chinois Xi Jinping, ont pris part aux négociations.

L’Union européenne et la Chine négocient un accord d’investissement depuis fin 2013. Les détracteurs de l’accord soulignent la situation difficile des droits de l’homme en République populaire de Chine.

Depuis le lancement en septembre 2013 par Pékin de son vaste programme « Nouvelle route de la Soie », les échanges commerciaux se sont intensifiés entre la Chine et l’Europe.

Parmi les effets de ce programme logistique, commercial, économique et politique, les livraisons de marchandises en provenance de Chine ont donné une impulsion nouvelle au développement du plus grand port fluvial du monde à Duisburg, en Allemagne. Alors que le commerce traditionnel de l’acier et du charbon est en crise, la croissance des échanges avec la Chine a généré des opportunités pour ce port allemand. Chaque semaine, une trentaine de trains chinois arrivent à un vaste terminal du port intérieur de Duisburg. Leurs conteneurs soit remplis de vêtements, de jouets et d’électronique de pointe venant de Chongqing, Wuhan ou Yiwu. Avant de repartir dans l’autre sens, ces conteneurs sont chargés de voitures allemandes, de whisky écossais, de vin et de produits de luxe français et de textiles de Milan.

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