Par Eurasia Business News – le 3 février 2021

Vue sur le palais des Nations, Genève. Crédits photo : Pexels.

La communauté internationale doit parvenir à une trêve dans le cyberespace, a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’exprimant le 28 janvier devant l’Assemblée générale avec un rapport sur les priorités de travail de l’organisation pour l’année 2021.

«Notre objectif est de fournir aux gens partout dans le monde un accès Internet abordable, significatif et sûr d’ici 2030, et d’amener les écoles [au travail] en ligne dès que possible», a déclaré le diplomate. 

Dans le même temps, Antonio Guterres a souligné qu’une telle approche s’associe à la nécessité de “renforcer la cybersécurité et promouvoir une approche responsable” de l’utilisation d’Internet.

«Nous devons parvenir à une trêve dans le cyberespace, y compris en mettant fin aux cyberattaques sur des infrastructures vitales», a souligné le secrétaire général.  

Cet objectif nécessite des efforts pour lutter contre la propagation de la haine, la désinformation, ainsi que le développement de normes généralement acceptées pour l’utilisation des données personnelles.

Antonio Guterres a ajouté qu’il soutenait le désir du président de l’Assemblée générale Volkan Bozkyr de tenir un débat sur la coopération dans l’espace numérique en avril prochain.

« Un avenir ouvert, libre et sûr dans le cyberespace est possible », a conclu le secrétaire général de l’ONU.

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Lors du Forum économique mondial de Davos, réalisé en ligne en raison de la situation sanitaire, Antonio Guterres a déclaré le 25 janvier que :

« Nous sommes encore loin d’avoir mis en place les mécanismes multipartites qui garantiront une gouvernance sûre et équitable du cyberespace. »

La cybersécurité étant devenue un problème croissant dans le monde, les États, des organisations internationales et des entreprises coopèrent pour accroître la stabilité du cyberespace et la sécurité des activités s’y déployant. 

Un nouvel écosystème de processus de «cyber-normes» a émergé dans divers forums. Les groupes des Nations Unies tels que le Groupe d’experts gouvernementaux (GGE) et le Groupe de travail à composition non limitée (OEWG), les commissions d’experts (par exemple, la Commission mondiale sur la stabilité du cyberespace), et l’initiative globale qu’est l’Appel de Paris pour la confiance et la sécurité dans le cyberespace lancé en novembre 2018 prétendent tous identifier ou opérationnaliser diverses normes de comportement normatives pour les États et les autres acteurs du cyberespace. L’ONU soutient activement ces travaux, indispensables alors que nos sociétés dépendent toujours davantage des outils numériques.

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